Réforme retraite macron

Emmanuel Macron : la réforme des retraites, l’augmentation de la CSG

Dernière mise à jour le 14/08/2017 – Article écrit le 12/05/2017

Augmentation de la CSG pour les retraités, réforme des retraites : les mesures prévues par Emmanuel Macron sur la retraite.

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Augmentation de la CSG pour 9 millions de retraités

Emmanuel Macron a annoncé la suppression des cotisations chômage et maladie pour les salariés. Ainsi, dès 2018, les salariés verront augmenter leur salaire et disparaitre la ligne cotisations chômage et maladie au taux de 3,15%.

Cette mesure sera financée dès 2018 par une hausse de 1,7% de la CSG, hausse qui concernerait tous les salariés mais aussi les 9 millions de retraités qui perçoivent une retraite de plus de 1 200 € par mois (soit 60% des retraités). Pour une pension de retraite mensuelle de 1 500 €, la hausse de la CSG représenterait une perte de revenus de 25 € par mois soit 300 € par an.

Au sujet de cette augmentation de la CSG, le Président a expliqué dans un entretien accordé au journal Le Point que « les contributeurs nets seront les 60% de retraités les plus aisés dont la plupart s’y retrouveront avec la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des Français ».

Face au mécontentement des retraités, le gouvernement a en effet annoncé un allègement de la taxe d’habitation pour compenser la hausse de la CSG. Ainsi, la taxe d’habitation sera progressivement supprimée pour les retraités percevant une pension inférieure à 2 500 € par mois (4 000 € pour un couple).

Le Président a ajouté que « les pauvres d’aujourd’hui sont souvent moins les retraités que les jeunes. Je leur demande donc, pour les plus aisés, un effort … Et leur effort permet de récompenser le travail ».

La réforme des retraites

Le Président souhaite mettre en place un régime de retraite universel dans lequel «un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé».

Les conditions du public et du privé seraient alignées, les régimes spéciaux supprimés et les 37 régimes actuels remplacés par un régime unique.

Ainsi, une euro cotisé donnerait les mêmes droits, que le cotisant soit salarié, fonctionnaire ou indépendant. En revanche, les taux de cotisation pourraient varier. Par exemple, un indépendant pourrait décider de cotiser moins qu’un salarié (et percevrait donc une pension moindre).

L’âge légal de départ à la retraite (62 ans) et le nombre d’annuités nécessaires ne seraient pas modifiés. En revanche, chacun sera libre de liquider sa retraite avant 62 ans, sans avoir assez cotisé mais avec une forte décote, ou de travailler après 62 ans pour se constituer une pension plus élevée.

Le système des retraites resterait un système par répartition : les cotisations retraite des actifs servent à payer les pensions des retraités (à la différence d’un système par capitalisation dans lequel les cotisations retraite sont placées dans des actifs financiers).

En revanche, Emmanuel Macron souhaite passer à un système à points. Dans le système actuel, la durée d’activité est un élément important dans le calcul du montant des pensions retraite. Avec un système par point, le travailleur acquiert des points tout au long de sa carrière. Les points sont ensuite convertis en pension retraite en fonction de la valeur du point au moment du départ à la retraite et de l’espérance de vie de sa génération. D’un côté, avec ce système, chaque assuré dispose d’un « capital virtuel » qui lui permet de recevoir à la retraite la contrepartie de ses cotisations. D’un autre côté, tenir compte de l’espérance de vie rompt avec le principe de solidarité entre les générations puisque le taux de conversion des points en pension retraite pourra être différent d’une génération à l’autre.

Par ailleurs, Emmanuel Macron a indiqué qu’il ne souhaitait pas toucher aux régimes des retraites complémentaires.

Le Président lancera le dossier dès cette année avec pour objectif un vote à l’Assemblée début 2018. Mais il a précisé que la conception puis la mise oeuvre de la réforme prendraient du temps et que son entrée en vigueur interviendrait probablement à la fin de son quiquennat.

Il a indiqué pendant sa campagne que les Français à moins de cinq ans de la retraite ne seraient pas concernés par la réforme. Pour les autres, une part de la retraite serait calculée selon les anciennes règles et l’autre part selon les nouvelles modalités. Les jeunes entrants sur le marché du travail seraient, quant à eux, tous soumis au nouveau régime de retraites.

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