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Télétravail et changement de cadre de vie : quels sont les marchés immobilier de report ?

Article écrit le 14/05/2021 – Par MINGZI – Crédit photo : 123RF

Avec la crise sanitaire, l’usage du télétravail s’est répandu et a provoqué un déclic chez certains Français au point d’entrainer un changement de cadre de vie. Quelles nouvelles envies immobilières a-t-il provoqué et quels sont les nouveaux marchés de report ?

Le site Meilleurs Agents a mené une étude et présente des éléments de réponse.

Les actifs sont prêts à s’éloigner de leur lieu de travail

La crise sanitaire a démocratisé le télétravail. Plus de la moitié des Français a été concernée. Une tendance qui devrait perdurer au-delà de la crise puisque 47% des actifs envisagent de poursuivre le télétravail au moins de manière ponctuelle, à un rythme de 1 à 2 jours par semaine. Une tendance particulièrement marquée à Paris ou le pourcentage monte à 72%.

Cette nouvelle organisation du travail a provoqué un déclic chez certains Français au point d’entrainer un changement de cadre de vie. Ainsi, près d’un actif français sur 3 a déménagé dans les 8 derniers mois, est en train de déménager ou l’envisage pour gagner en qualité de vie et confort, et plus de la moitié d’entre eux se dit prête à s’éloigner de son lieu de travail pour y parvenir. Pour cela, ils sont prêts à accepter un temps de trajet pouvant aller jusqu’à 45 minutes. Ils sont à la recherche, pour 70% d’entre eux, d’une maison pour 70% d’entre eux, avec un budget de 262.000 euros en moyenne.

“Si la crise sanitaire a ralenti la concrétisation de certains projets, l’intention de changer de cadre de vie, elle, est bien là ! 65% des Français qui souhaitent déménager pensent d’ailleurs le faire dans les 12 prochains mois”, analyse Barbara Castillo Rico, responsable des études économiques chez Meilleurs Agents.

Les Parisiens boudent la capitale, mais pas d’exode urbain en vue

Petit espace, absence d’extérieur, prix au m2 très élevés… L’envie de changement est forte dans la capitale : 1 parisien sur 2 a déménagé dans les 8 derniers mois, est en train de déménager ou l’envisage. Les habitants de la capitale rêvent eux aussi d’une maison pour 58% d’entre eux avec un budget de 348.000 euros en moyenne.

La moitié d’entre eux (45%) veut s’installer en banlieue parisienne et même en petite banlieue. La petite couronne est la destination privilégiée pour cette “nouvelle vie” (31%). Les grandes métropoles de province semblent être une option pour seulement 14% des Parisiens. Ils sont encore moins nombreux à vouloir déménager dans les villes moyennes et zones rurales (10%). L’exode urbain n’est donc pas à l’ordre du jour !

“L’aire urbaine de Paris concentre une grande partie des cadres, professions pour lesquelles le télétravail était déjà bien implanté avant même la crise sanitaire. L’accélération de son usage invite les Parisiens à voir plus grand : c’est un maillon de plus pour l’attractivité de la petite couronne, qui bénéficiait depuis déjà plusieurs années des conséquences de la hausse des prix dans la capitale et de l’arrivée progressive du métro avec le projet du Grand Paris. Des villes comme Le Blanc-Mesnil, Villemomble, Champigny sur Marne sont particulièrement attractives, avec des prix en hausse respective de 3,2%, 3,3%, 4,1% sur le marché des maisons ces 12 derniers mois.”, analyse Barbara Castillo Rico.

Quels sont les nouveaux marchés de report pour Bordeaux, Lyon et Marseille ?

Même si la tendance est moins forte que dans la capitale, les habitants des grandes villes de province ont eux aussi envie de changement pour gagner en qualité de vie (4 sur 10). Près de la moitié souhaitent rester dans une grande ville de province et 41% d’entre eux privilégient les villes de taille moyenne (moins de 100.000 habitants). Ils privilégient l’achat d’une maison pour un budget moyen de 286.000 euros.