Plan épargne retraite

Préparation de la retraite : faut-il privilégier l’assurance vie ou le PER individuel ?

Assurance vie ou nouveau Plan épargne retraite individuel (PERIN) : quel produit d’épargne privilégier pour préparer sa retraite ?

En phase d’épargne : liquidité de l’assurance vie contre avantage fiscal du PERIN

 Fiscalité

Alors que les versements effectués sur un contrat d’assurance vie n’ouvrent droit à aucun avantage fiscal à l’entrée, ceux effectués sur un PERIN sont déductibles des revenus imposables. En 2020, un salarié peut déduire ses versements de son revenu imposable dans la limite de 10% des revenus de l’année précédente et de 32 419 euros (pour 2020). Un TNS (travailleurs non-salariés) peut déduire ses versements des bénéfices imposables (BIC ou BNC) dans la limite de 76 102 euros pour les versements effectués en 2020. L’épargnant a le droit de choisir de ne pas bénéficier de l’avantage fiscal sur les versements. Dans ce cas, il aura un avantage fiscal à la sortie.

Liquidité

L’épargne versée sur un contrat d’assurance vie est disponible à moment. De plus, en cas de rachat, la fiscalité peut s’avérer avantageuse : pour les rachats effectués sur un contrat de plus de 8 ans, les gains sont exonérés d’impôt jusqu’à 4 600 euros pour un célibataire (9 200 euros pour un couple) et ne sont soumis qu’aux prélèvements sociaux (17,2%).

En revanche, côté PERIN, l’épargne est bloquée jusqu’au départ à la retraite. Il n’est possible de la débloquer que si vous êtes dans l’un des cas de sortie anticipée prévu par la loi, comme par exemple l’achat de la résidence principale, l’expiration des droits aux allocations chômage, l’invalidité, le décès de l’époux ou du partenaire de Pacs.

À la retraite : fiscalité de l’assurance vie

Une fois à la retraite, les deux solutions permettent de disposer de son épargne soit sous forme de capital, soit sous forme de rente viagère.

La sortie en capital

Côté assurance vie, la fiscalité est celle des rachats : pour un contrat de plus de 8 ans, les gains sont exonérés d’impôt jusqu’à 4 600 euros pour un célibataire (9 200 euros pour un couple) et se sont soumis qu’aux prélèvements sociaux (17,2%).

Côté PERIN, pour les versements qui ont donné lieu à déduction du revenu imposable pendant la phase d’épargne, le capital est soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu et les produits du capital sont soumis à la flat tax (30%).

La sortie en rente viagère

La rente viagère de l’assurance vie est soumise à l’impôt sur le revenu suivant le régime des rentes à titre onéreux : seulement une partie de la rente est soumise à l’impôt. Cette partie est variable selon l’âge du rentier au moment du premier versement de la rente. Ainsi, à la date du premier versement, la fraction imposable est de :

  • 70% avant 50 ans,
  • 50% entre 50 et 59 ans,
  • 40% entre 60 et 69 ans,
  • 30% après 69 ans.

 

Côté PERIN, pour les versements qui ont donné lieu à déduction des revenus imposables, la rente viagère sera soumise à l’impôt sur le revenu selon le régime des rentes à titre gratuit : la rente est imposable selon le régime de droit commun des pensions de retraite, avec l’application d’un abattement forfaitaire de 10%.