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Depuis la crise sanitaire, les investisseurs particuliers sont plus jeunes et attirés par de nouveaux acteurs

Article écrit le 05/12/2021 – Par MINGZI – Crédit photo : 123RF

En 2020, l’AMF (autorité des marchés financiers) avait mené une étude sur le comportement des investisseurs particuliers pendant la crise sanitaire. Celle-ci montrait la forte augmentation du volume de transactions passées par les particuliers pendant les six semaines de forte volatilité des marchés. Ces transactions émanaient d’investisseurs existants, mais aussi, pour une part significative, de nouveaux investisseurs.

Une nouvelle étude de l’AMF permet de constater que ce regain d’intérêt des investisseurs particuliers pour les marchés financiers ne s’est pas essoufflé depuis, puisque l’activité est restée comparable à son niveau le plus élevé constaté en mars 2020.

Alors que cette activité était habituellement captée par les acteurs traditionnels comme les banques et les courtiers en ligne, elle est désormais partagée avec un nouveau type d’intermédiaire : les « neo-brokers ». Ces derniers se démarquent avec de nouvelles offres en matière de fonctionnalités et de frais de courtage. Ils son, à ce jour tous implantés hors de France mais servent des particuliers français dans le cadre de la libre prestation de services (passeport européen).

Ces neo-brokers touchent plus particulièrement une clientèle de nouveaux investisseurs particuliers, avec des profils et des comportements significativement différents des autres types de clientèle. On observe notamment :

  • un rajeunissement substantiel des investisseurs actifs depuis le 1er trimestre 2020, les neo-brokers concentrant une clientèle significativement plus jeune que les autres catégories d’intermédiaires
  • des clients des neo-brokers plus enclins à la négociation d’instruments complexes et, parmi les actions de titres plus volatils que la clientèle des autres types d’intermédiaires
  • une fréquence de transaction significativement plus élevée pour la clientèle des neo-brokers, mais sur des ordres de plus petite taille que celles observées pour la clientèle des autres catégories d’intermédiaires.