Brexit the worst case is coming

Brexit : the worst case is coming

Article écrit le 27/08/2018

Alors que la date de sortie approche, les négocations entre l’union Européenne et le Royaume-Uni sur les conditions du Brexit sont au point mort. Les conséquences d’une absence d’accord seraient d’une extrême gravité pour le Royaume-Uni.

Previously on « Brexit » :

Brexit : épisode 5Brexit the worst case is coming

The worst case is coming

Coming soon

Brexit sortie 29 mars 2019

Sortie (définitive) le 29 mars 2019 …

1- des négociations difficiles

Le Royaume-Uni doit faire face à des interlocuteurs européens unis et durs à la négociation. Michel Barnier est le négociateur en chef pour toute l’Union Européenne et aucun chef d’Etat ne discute directement avec les anglais, bloquant ainsi toute possibilité d’accord bilatéraux.

Emmanuel Macron connait bien les codes anglo-saxons et la finance et ne fera aucun cadeau aux anglais. D’ailleurs, le gouvernement français travaille sur les mesures à prendre au cas où le Royaume-Uni et l’Union européenne échoueraient à trouver un accord sur le Brexit.

2- Les conséquences de l’absence d’un accord sont d’une extrême gravité

La date de sortie se rapproche très vite (29 mars 2019) et les conséquences de l’absence d’accord seraient d’une extrême gravité pour les britanniques.

Le Brexit signifie pour eux un retour aux règles de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) et donc aux barrières douanières. Un scenario problématique car le pays réalise 50% de son commerce avec l’Union Européenne.

Sans accord, c’est également la fin de la libre circulation des individus, or le Royaume-Uni ne fait pas partie de l’espace de Shengen. Va t’on assister au retour des visas pour entrer et sortir du pays ?

Se pose également la question sensible des deux Irlandes : après 20 ans de paix fragile, faudra t’il restaurer la frontière entre l’Irlande du Nord (Royaume-Uni) et la République d’Irlande (Union Européenne) ?

Le Royaume-Uni devra également régler à l’UE une facture de 40 milliards qui correspond à sa quote-part dans les budgets européens déjà votés et au paiement des retraites des fonctionnaires anglais à Bruxelles (11 milliards !)

Mais le Royaume-Uni pourrait aussi faire face à des risques de pénurie car certains produits européens (nourriture, médicaments …) devront être homologués par les normes anglaises.

Enfin, la perte du passeport financier peut leur faire perdre jusqu’à 100 000 emplois hautement qualifiés.

3- Les tendances économiques sont assez inquiétantes

Pour autant, cela ne semble pas ébranler le flegme britannique de Theresa May qui a déclaré que l’absence d’accord « ne serait pas le fin du monde ». Pourtant, les dernières tendances économiques ne sont pas rassurantes :

  • La croissance économique au 1er trimestre 2018 s’est élevée à seulement +0,1% (estimations 2018 : +1,2%)
  • La livre sterling a chuté de 10% depuis le 24/06/2016
  • Les investissements immobiliers des étrangers sont en chute libre : – 35% en 2017
  • Le doute plane sur la consommation (immatriculations auto : – 6% en 2017)
  • 2 300 universitaires étrangers ont quitté les universités britanniques en 2017 (+ 19%)

 

 

Chaque mois qui passe semble alourdir le coût économique du Brexit …