Article écrit le 10/01/2025 – Par MINGZI – Crédit photo : Shutterstock
Chaque début d’année apporte son lot d’évolutions réglementaires. Focus sur les changements qui s’appliquent à compter du 1er janvier 2026 et qui concernent directement l’épargne et la fiscalité des ménages, dans un contexte particulier marqué par l’absence de vote de la loi de finances 2026.
Dons manuels : une déclaration désormais 100 % en ligne
À partir de 2026, les dons manuels et les dons de sommes d’argent devront obligatoirement être déclarés en ligne. Cette dématérialisation vise à simplifier les démarches tout en améliorant le suivi fiscal.
Concrètement, les bénéficiaires devront utiliser leur espace personnel sur le site des impôts pour déclarer les montants reçus. Les règles fiscales (abattements, délais, exonérations) restent inchangées, mais l’absence de déclaration papier marque une étape supplémentaire vers la digitalisation des relations avec l’administration.
Plan d’épargne logement : un taux en hausse
Le taux de rémunération du Plan d’épargne logement (PEL) augmente pour les nouveaux plans ouverts à compter du 1er janvier 2026.
Le taux du PEL est fixé à 2,00 % brut par an pour les plans ouverts à partir du 1er janvier 2026, contre 1,75 % en 2025. Ce taux est garanti pendant toute la durée du contrat (jusqu’à 15 ans) et s’applique uniquement aux nouveaux PEL souscrits à partir de cette date.
Cette revalorisation redonne de l’intérêt à un produit longtemps jugé peu compétitif face à l’inflation. Le PEL retrouve ainsi une place dans les stratégies d’épargne sécurisée, notamment pour les ménages préparant un projet immobilier à moyen terme.
Une fiscalité de l’épargne financière plus lourde
Autre évolution notable : la hausse ciblée de la CSG sur certains revenus du patrimoine et de placement, adoptée dans le cadre du budget 2026 de la sécurité sociale. Jusqu’ici, un taux unique de CSG s’appliquait à l’ensemble des revenus de l’épargne. Désormais, un système à deux vitesses est instauré.
Les revenus financiers dits « purs » — comme les dividendes, les plus-values mobilières, les intérêts des livrets bancaires fiscalisés ou encore les gains sur cryptoactifs — supportent une CSG relevée à 10,6 %, portant les prélèvements sociaux globaux à 18,6 % (contre 17,2% avant). Cette hausse entraîne mécaniquement une augmentation de la flat tax sur les placements financiers, qui passe de 30 % à 31,4 %.
En revanche, d’autres formes d’épargne sont préservées : les revenus fonciers, l’immobilier, l’assurance-vie, les produits d’épargne logement ou encore l’épargne réglementée conservent leur fiscalité actuelle.
Sécurité sociale : un plafond en hausse, un effet sur le PER
Le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) augmente de 2 % en 2026. Cette évolution a un impact direct sur certains dispositifs d’épargne retraite, notamment le Plan d’épargne retraite (PER) pour les TNS (travailleurs non-salariés).
En effet, les plafonds de déduction fiscale des versements sur un PER sont calculés en référence à ce plafond. Résultat : la hausse permet d’augmenter légèrement le montant des versements déductibles, une opportunité intéressante pour optimiser sa fiscalité tout en préparant sa retraite.
Avec un PASS à 48.060 euros en 2026, le plafond de déduction fiscale pour les versements des TNS en 2026 est de 88.911 euros.
Retraites
Les pensions de vieillesse, les minima sociaux et les minima de pension sont revalorisés au 1er janvier 2026 de 0,90 %. Ces ajustements visent à préserver le pouvoir d’achat des bénéficiaires dans un contexte économique encore incertain.
Par ailleurs, la réforme des retraites est suspendue. Les règles d’âge légal et de durée de cotisation restent donc inchangées pour l’instant, offrant une forme de stabilité aux actifs proches de la retraite.
Loi de finances 2026 non votée : quelles conséquences fiscales ?
L’absence de vote de la loi de finances entraîne plusieurs effets notables :
- Impôts et revenus : en l’absence de nouvelles mesures, les règles existantes s’appliquent par défaut.
- Barème de l’impôt sur le revenu : il n’est pas revalorisé, ce qui peut entraîner une hausse mécanique de l’impôt pour certains ménages en cas d’augmentation de revenus.
- Fin de la contribution différentielle sur les hauts revenus : ce dispositif exceptionnel prend fin au 1er janvier 2026.
- Suspension de MaPrimeRénov’ : l’aide à la rénovation énergétique est temporairement suspendue, impactant les projets de travaux des ménages.





